Loan Le Dinh

L’alizarine (titre provisoire)


En résidence du 3 au 9 août 2020


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Titre : L’alizarine (titre provisoire)
Conception et mise en scène : Loan Le Dinh


Note d'intention


Tenter de se tenir vivant dans un monde qui s'écroule. Echouer au bonheur. Le vouloir encore. S'accrocher à rien, à tout. Fuir. S'enfuir.

Ce qui m'intéresse, ce sont nos paradoxes. La question qui m'anime depuis quelques années est « comment rester debout dans un monde qui s'écroule ? ». Cela se traduit tour à tour par l'espoir d'un autre monde, le désespoir de le voir s'effondrer sous nos yeux, l'envie du présent et l'impossibilité d'envisager un futur.

Selon les jours, la fin est tour à tour enviée et crainte. Enviée lorsque la sensation de l'absurdité du monde devient tellement grande que je pourrais lui préférer la mort. Crainte lorsque le présent se rappelle à moi, immense et plein, dans le regard d'un enfant, dans la mort d'un proche, dans un baiser amoureux, dans une main amie, dans les solidarités de tous les jours.

Il y a aussi le souvenir, ce que nous avons vécu, traversé, l'histoire dont nous avons hérité mais aussi l'Histoire dont nous héritons. Je m'intéresse ici à la perte, l'oubli, aux choix.

Ce rapport à la mort, à la vie, au souvenir, me fait aussi m'intéresser à la relation que chacun peut entretenir avec l'espoir, la croyance, le rituel. Ce à quoi nous nous raccrochons pour tenir le cap, parce qu'il faut bien vivre quand on est vivant.

Je cherche ici à rendre sensible les orages contraires qui nous animent. C'est un solo.



Présentation de l’équipe


Dès l’enfance, elle commence à danser classique et modern-jazz. Plus tard, elle dansera et se formera contemporain. Après avoir suivi un an à l'école Art Dance International, elle se tourne vers le théâtre et intègre la formation professionnelle « Présences d’Acteurs » au théâtre Le Hangar. Elle affine petit à petit l’envie de développer un travail hybride, à mi chemin entre danse et théâtre, où le souffle et la voix, la parole font partie intégrante du travail de corps. Aujourd’hui, elle mène un atelier danse-théâtre au Hangar, travaille en tant qu’interprète avec la cie De Rosa (Pas une lumière ne me consola, mise en scène de Laurence Riout) et La Belle Cie (Esthétique de la noyade, en cours de création, mise en scène de Didier Roux) et en tant que chorégraphe avec la Cie Cristal Palace (Le temps que le cœur cesse, en cours de création, mise en scène de Lise Avignon). Deux de ses premières écritures chorégraphiques, formes brèves pour une danseuse puis pour 12 interprètes, se sont jouées courant 2019, l’une dans le Volvestre, la seconde à La Roussario, dans le Tarn. Elle débutera courant 2021 un travail de création danse-théâtre en tant que metteur en scène – chorégraphe pour 6 interprètes.
L'alizarine est son premier travail en solo.