intervenante : Loan Le Dinh
du 17 au 21 août
au 44 chemin de Lanusse
Pendant ce stage, je propose de chercher le lien organique qui peut exister entre chaque chose, pour arriver à former un tout, parole de mots et de corps. Par un travail centré sur le geste, nous tenterons d'inventer un nouveau langage afin d'enrichir notre palette de mouvements.
Nous alternerons des séances de training les matins, avec un travail de recherche chorégraphique dans l'après-midi.
• Rythme
Nous aborderons un travail rythmique et musical sur la gestion du temps et des silences nécessaires à toute composition. Faire en sorte de trouver sa propre musicalité et de ne pas se laisser enfermer dans un schéma. « Faire avec » une musique plutôt que « suivre une musique ». Ce travail rythmique se retrouvera aussi bien dans la façon d'aborder le texte que dans la façon d'aborder le mouvement.
• Mouvement
Le mouvement est ici compris au sens large. Il peut être dansé, bien sûr, mais j'inclus aussi dans mes recherches chorégraphiques les gestes du quotidien, d'autres plus abstraits, l'utilisation du visage (simple ou grotesque), du souffle, de la voix, de la gorge. L'idée est de pouvoir utiliser tout ce qui est à notre disposition pour dire, avoir un corps dansant-disant plus qu'un « corps de danseur ».
• Présence
Nous chercherons à ouvrir le corps dans son ensemble (chair, cœur, souffle, voix, visage). Pour cela, nous passerons par des exercices de conscientisation des différentes parties du corps, puis un travail sur nos appuis. Nous irons aussi chercher à nous « laisser traverser » par la musique, c'est-à-dire se laisser toucher par une musique, plonger dans ce qui s'ouvre et lui donner forme par le mouvement.
Le corps est ici vu dans sa globalité, comme véhicule de notre être, avec toute l'histoire qui lui est propre.
• Travail gestuel
Nous partirons d'un texte et lui donnerons forme par le geste en cherchant à nous réapproprier des gestes du quotidiens et à en inventer de nouveaux afin de créer notre propre langue des signes. Celle ci servira ensuite de nouvelle matière à intégrer à notre mouvement. Nous ne chercherons pas à illustrer le texte mais à se l'approprier, c'est à dire à faire lien intimement et non intellectuellement avec les mots. Ce travail sera aussi bien individuel que collectif, afin d'élargir notre vocabulaire gestuel et nos imaginaires.
«... du travail rythmique, du travail musical, du travail avec le corps »
« ... que ça chamboule quelque chose en nous, quelque chose que nous sommes en train de vivre, là, aujourd'hui. »
Maguy Marin, extraits d'interviews